•  Les Gendron se sont joints à nous pour découvrir Washington pendant une semaine, du 23 au 30 octobre 2012.

    Comme les premiers jours étaient beaux et chauds, nous avons sillonné Washington dans tous les sens à bord du Big Bus.  Nous avons admiré ses beaux parcs, ses édifices magnifiques, ses superbes monuments à la mémoire de Lincoln, King, Jefferson, F.D. Roosevelt et bien d’autres. Érigée sur les rives du Potomac selon les plans de Pierre l’Enfant, architecte  militaire français, Washington est un écrin de verdure et de beautés.  Une grande et belle capitale que l’on voulait à la hauteur d’une nation qui venait de s’affranchir. C’est réussi. Une vraie splendeur! 

    Nous avons fait une pause pour aller visiter Alexandria, une petite ville bien coquette et chargée d’histoire.  Un sympathique révérend nous a fait visiter son église et nous a appris avec fierté que le service funèbre de George Washington avait eue lieu ici même.  Plusieurs pierres tombales du petit cimetière dataient de 1792 à 1799.

    Et que dire de ses incroyables musées Smithsonian.  Nous sommes allés au musée de l’Holocauste; les Gendron ont choisi les Beaux-Arts et le jardin botanique. Nous avons visité ensemble le musée de l’Air et de l’Espace, le musée de cire de Mme Tussauds et le cimetière d’Arlington et plusieurs autres. Nous avons du renoncer à au moins six autres grands musées faute de temps et l’arrivée Sandy qui nous menaçait de plus en plus sérieusement.

    Nous avions loué une magnifique maison dans le très beau quartier de Capitol Hill où l’on trouve le marché Eastern, de belles boutiques et des restaurants sympathiques. Cet emplacement idéal nous permettait d’aller au cœur du Mall, secteur des musées, en 25 minutes à pied.  

    France nous a donné la preuve de ses habilités au jeu de Wizard et Claude a testé des stratégies de jeu qui se sont avérées infructueuses.

    Nous avons fait un très beau voyage.  Même Sandy n’a pu refroidir la bonne humeur et la bonne entente de notre groupe.

    Mon coup de coeur fut un choix difficile:  J'ai finalement choisi le Jefferson Memorial pour la grandeur qui s'en dégage, son superbe panorama et les trois principes que Jefferson a énoncés lesquels sont gravés dans le marbre et inscrits dans la constitution : la Liberté, l'Égalité et le Droit à la poursuite du bonheur.

    André

    Références :

    www.opentopsightseeing.com 

     http://www.vrbo.com/374835

    NOS PHOTOS: https://picasaweb.google.com/102299125763853747044/Washington2012?authuser=0&authkey=Gv1sRgCL3OrIjAvrSRTg&feat=directlink


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  • On pourrait appeler Washington, « La Ville américaine aux 44 Présidents » et ne changer que le nombre à chaque nouvelle élection. L'histoire des États-Unis, c'est l'histoire d'un peuple qui, après avoir conquis son indépendance s'est attaché à réaliser l'utopie la plus tenace jusqu'ici : celle de faire en sorte que chaque américain ait la chance de s'instruire, de posséder sa maison, sa voiture, de se vêtir convenablement et de manger à sa faim. Si cette utopie ne s'est pas encore réalisée pour tous - il y a plus de 50 millions de pauvres, soit 16% de la population - les Américains s'endorment tous les soirs en confiant cet espoir à leurs rêves les plus fous.

    Malgré leurs aspirations légitimes, les Américains sont entrés depuis 2008 dans une grande colère. La faillite des banques a été refinancée par l'état au grand dam de ceux qui croyaient que Barack Obama allait mettre fin aux privilèges économiques que les banquiers s'octroyaient comme si un droit divin leur en avait confié l'exercice. Depuis lors, la roue infernale des bonis et des avantages marginaux démesurés s'est remise à tourner, mais l'économie n'a pas suivi. Derrière le capitalisme actuel se cache un groupe élitiste qui, bien à l'abri de ses milliards de dollars d'investissements, demande à la population d'accepter de socialiser ses pertes économiques tout en consentant à privatiser les profits.

     

    La partie de Washington située aux environs de la Maison-Blanche et du Capitole échappe au cauchemar vécu par de plus en plus d'américains. La capitale fédérale procure des emplois bien rémunérés à ses milliers de fonctionnaires et la richesse de certains quartiers transpire des coquettes maisons de briques rouges entrecoupées de maisons plus imposantes appartenant à des propriétaires plus fortunés. Une ville dessinée par un architecte français, Pierre Charles l'Enfant, qui lui a donné l'espace et le grandiose des grands domaines royaux réalisés en Europe. Exercice très réussi, si l'on considère que les grandes artères de cette ville sont bordées de parcs monumentaux et de bassin hydrographique digne de Versailles.

    De plus, de généreux donateurs ont permis la construction de nombreux musées thématiques dont l'entrée est gratuite. Une foule incessante d'Américains et de touristes étrangers s'y engouffrent, venus admirer le gigantisme des réalisations artistiques et techniques. Des monuments commémoratifs érigés à la mémoire des grands leaders du passé - Washington, Lincoln, Jefferson, etc - ont nécessité le transport de tonnes de marbre et de granit ainsi que le talent de nombreux artistes nationaux. L'humanisme des pensées des pères fondateurs des États-Unis a été gravé dans la pierre et constitue un rappel solennel et émouvant de leur désir de concrétiser leurs utopies. Depuis l'adoption en 1948 de la Déclaration américaine des Droits de l'Homme, cela est encore plus évident. Il y est expressément dit :

    Tous les hommes naissent libres et égaux du point de vue de leur dignité et de leurs droits, et comme ils sont dotés par la nature de raison et de conscience, ils doivent se conduire fraternellement, les uns envers les autres.

    L' accomplissement du devoir de chacun est une condition préalable au droit de tous. Droits et devoirs se complètent corrélativement, dans toutes les activités sociales et politiques de l'homme. Si les droits exaltent la liberté individuelle, les devoirs expriment la dignité de cette liberté.

    Les devoirs d'ordre juridique en présupposent d'autres, d'ordre moral, dont la conception et les fondements sont identiques.

    Comme la vie spirituelle est la fin suprême de l'humanité et sa plus haute catégorie, l'homme a pour devoir de servir l'esprit, de toutes ses forces et de toutes ses ressources.

    Comme la culture, du point de vue social et historique, est la plus haute manifestation de l'esprit, l'homme a pour devoir de se cultiver, d'entretenir et d'encourager la culture, par tous les moyens dont il dispose.

    Enfin, puisque la morale et les bonnes moeurs constituent les fruits les plus nobles de la culture, l'homme a pour devoir de toujours les vénérer.

    Dans la ville de Washington, une personne sur cinq vit dans la pauvreté ou sous le seuil de la pauvreté. Bien entendu, les édifices gouvernementaux, les nombreux musées et les magnifiques parcs paysagers qui se déploient autour de la Maison-Blanche et du Capitole ne traduisent pas cette triste réalité.

    Quoi qu'il en soit, une visite à Washington s'impose quant on veut comprendre un tant soit peu la culture et l'idéal américain. Car le coeur de cette ville bat au rythme du rêve américain déjà réalisé. Et comme l'utopie d'aujourd'hui deviendra la réalité de demain, le coeur de la capitale américaine en incarne le premier accomplissement. Nous ne pouvons qu'en souhaiter le rayonnement le plus authentique.

    Claude

      


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  •  

    J’ai bien aimé son discours de président réélu, un genre de déclinaison du, « Yes, We Can » de 2008. J’ai aimé l’entendre dire que : quelles que soient votre sexe, votre ethnicité, votre religion, votre orientation sexuelle ou l’ampleur de votre compte de banque, vous pouvez faire la différence comme individu et comme collectivité, vous pouvez réussir si vous y mettez les efforts.  Barack a réussi, pour un instant au moins, à faire renaître l’espoir, à raviver l’optimisme et l’enthousiasme naturels des américains.  Il tente de les rassembler tous autour d’une cause commune comme pour faire oublier 13 mois de campagne difficile et partisane car l’Amérique fait face à un immense défi; celui de réduire son énorme déficit budgétaire sans replonger dans la récession.  Les américains ont besoin de se faire dire qu’ils vont s’en sortir et que le pays va retrouver le chemin de la prospérité car l’économie du pays dépend en partie sur la confiance de ses citoyens.  Vous savez tous que les acheteurs déprimés achètent peu, que les entrepreneurs moroses n’investissent pas  et que les banquiers frileux  n’accordent pas de prêts.  

    Pour peu, j’étais prêt à croire que Barack s’adressait hier aussi à nous, Canadiens et Québécois; nous qui ne sommes pas habitués à des leaders politiques inspirés et inspirants.  Certains diront que Barack Obama est un beau parleur; d’autres diront que la reprise est une utopie. Peu importe.  Espérons que l’économie américaine redémarre rapidement car notre bien-être économique en dépend largement. 

    Je suis content que toutes ces campagnes électorales soient maintenant terminées et j’ai déjà hâte de faire ma part pour la relance de l’économie américaine lors de mon prochain séjour à Orange Beach, Alabama en février prochain.

    Salutations à tous

    André


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